Bien choisir et bien règler son vélo

Par Isabelle Gautheron, Directrice technique nationale

Quel que soit le cycliste, débutant, occasionnel ou expert, le choix d’une monture est toujours source de questionnement. Face à la multitude de modèles proposés sur le marché, il y a de quoi s’y perdre. Le choix d’un vélo passe avant tout par la pratique que vous allez en faire.

  • Allez-vous rouler en ville, à la campagne, en montagne ?
  • Allez-vous rouler régulièrement et sur quelles distances ?
  • Etes-vous plutôt vélo utilitaire, touriste à vélo ou grand randonneur ?

Il existe 5 grandes catégories de vélos :

  • Vélo de ville ;
  • Vélo tout chemin (VTC) ;
  • Vélo tout terrain (VTT) ;
  • Vélo de route ;
  • Vélo enfant.

Commencer par localiser l’articulation du gros orteil. Marquer son emplacement sur la chaussure. La cale sous la chaussure doit alors être réglée (avance, recul) de façon à ce que cette marque se situe au-dessus de l’axe de la pédale. On agit sur la cale située sous la chaussure. Le bon réglage consiste à placer l’axe de l’articulation du gros orteil (bosse sur le bord interne du pied) à l’aplomb de l’axe de la pédale lorsque le pied est horizontal.

Repère : Le placement du pied sur la pédale détermine l’efficacité de la force d’appui et la mobilité articulaire de la cheville.

Elle se mesure de l’axe de pédalier au centre du creux de selle. Une recette simple : la hauteur de la selle se règle de telle façon que lorsque la pédale est au point le plus bas de sa course, le cycliste, en posant le talon sur cette pédale doit avoir la jambe complètement tendue. Effectuez un contrôle en pédalant en arrière avec cette fois les deux talons sur les pédales, un léger déhanchement doit être alors perçu. S’il est trop important, baissez légèrement la selle et contrôlez à nouveau.

Repère : Une selle trop haute provoque une bascule du bassin à chaque coup de pédale et entraîne une fatigue supplémentaire au niveau du dos.

Placer les manivelles rigoureusement à l’horizontale. Assis normalement sur la selle, la cale de chaussure enclenchée sur la pédale. Un fil à plomb partant de la face antérieure de la rotule tombe au centre de l’axe de la pédale.

Repère : Vérifiez l’orientation de la selle : Le bec de selle doit se situer dans l’alignement du tube horizontal.

Placer la selle en position horizontale, en jouant sur le réglage du chariot. A l’œil, le réglage est impossible, surtout avec un cadre «sloping». Assis, le bassin ne doit pas glisser vers l’avant. Une légère inclinaison (2mm) vers le bas est recommandée pour les dames. Le bassin ne doit pas avoir tendance à glisser vers l’avant.

Repère : Vérifier l’inclinaison avec un niveau à bulle.

Elle détermine la distance entre la selle et le cintre. Elle est fonction de la longueur des membres supérieurs et de la souplesse de la colonne vertébrale, notamment au niveau lombaire. La longueur de la potence conditionne l’accès facile aux poignées de freins pour la sécurité et évite des tensions au niveau des cervicales. Le réglage consiste à saisir le cintre dans sa partie profonde (creux du cintre), le cycliste, bien assis sur sa selle, fléchit en avant le tronc de telle manière que l’avant-bras et la main, bien alignés, soient horizontaux.

Repère : L’angle formé par le bras et l’avant-bras doit être droit. Un angle trop ouvert indique une potence trop longue.

Elle se définit par rapport à celle de la selle déjà réglée en bonne position. En théorie, et jusqu’à une certaine limite, plus le cintre est bas, plus la position est aérodynamique. A l’inverse, un cintre trop relevé accentue la prise au vent mais soulage les membres supérieurs et les cervicales et fait porter l’essentiel du poids du corps sur le périnée et les ischions en contact avec la selle.

Repère : En général, la hauteur du cintre est égale ou inférieure à la hauteur de la selle, comprise entre 0 et 6 cm en dessous de la partie supérieure de la selle.

Elles doivent être exactement à la même hauteur (à contrôler avec une règle) et permettre d’une part de reposer facilement les mains sur les cocottes et d’autre part d’accéder facilement aux leviers de freins. Orienter le cintre de telle façon que les cocottes soient dans le prolongement du haut du cintre et à horizontale.

Repère : Choisir des poignées de frein à la taille des mains de l’utilisateur. C’est la pince de freinage.

Elle doit être égale à la largeur des épaules, c’est à dire à la distance entre les deux os qui font l’angle de l’épaule. (Diamètre bi-acromial)

Repère : Mains sur les cocottes de freins, les bras tendus doivent être parallèles. Éviter d’utiliser un guidon trop large.

La position ainsi définie réduit la fatigue, supprime les douleurs tout en limitant les tensions musculaires et articulaires. C’est au cours de vos sorties successives que vous ressentirez les bienfaits d’une position adaptée et équilibrée. Afin d’optimiser la position, certains fabricants ont établi un programme informatique. A l’issue de la prise de mensurations, les données enregistrées permettent de définir les dimensions du cadre et des différents réglages de la position. L’assistance par ordinateur facilite les calculs et permet d’éviter bien des erreurs.

  • C’est le vélo qui doit être adapté à votre morphologie et non l’inverse,
  • Pour vérifier votre position, faites vous assister par une personne compétente (moniteur fédéral ou vélociste). Il est conseillé d’avoir recours à une étude posturale,
  • La bonne position procure une impression de facilité et de confort dans la pratique,
  • Si une douleur articulaire ou tendineuse apparaît, vérifiez immédiatement vos réglages pour en déterminer la cause,
  • Lors de l’acquisition d’un nouveau vélo, reporter avec précision les cotes de position de l’ancienne machine,
  • Une position adaptée améliore le rendement des muscles au cours du pédalage.

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